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Fort de la Prée

Type : fort côtier
Ingénieurs : Pierre de Conti d’Argencourt, Le Camus, François Blondel, Louis-Nicolas de Clerville, La Favollière, Sébastien le Prestre de Vauban, François Ferry
Commune : La Flotte en Ré (Île de Ré)
Département / Région : Charente-Maritime, Poitou-Charentes
Coordonnées : 46°10’51’’ N ; 1°17’19’’ O

La construction du fort de la Prée

Le Fort de la Prée a été bâti à partir de 1625 par D’Argencourt et Le Camus, ingénieurs de Louis XIII. Il s’agit d’un fort carré à quatre bastions, doté de courtines en cul-de-four. Il sert de point d’appui oriental à la défense de la ville et de la citadelle de Saint-Martin-de-Ré. En 1664, l’ingénieur Blondel le remanie, suivi en 1672 par Clerville, puis par La Favollière. Ces ingénieurs ajoutent des dehors, un port et une grande caserne externe.

Les interventions de Vauban et Ferry

En 1684, Vauban porte un jugement négatif sur le fort et ordonne d’abattre le donjon, de raser son enveloppe et son chemin couvert. L’ingénieur François Ferry exécute ces démolitions. En 1693, le fort carré aux courtines semi-circulaires existe toujours et possède une cour centrale entourée de deux casernes. Trois autres bâtiments militaires occupent les creux des bastions. La porte principale est précédée d’une demi-lune qui communique avec le petit port du fort. Le front est précédé d’un rempart maritime doté d’une grande caserne allongée à deux étages, pouvant accueillir 200 soldats de renforts.

Le fort de la Prée du XVIIIe au XXe siècle

Après une longue période d’abandon dès la fin du XVIIe siècle, le fort est réarmé en 1793. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, la modernisation du site entraine la destruction de la caserne du front. En 1875, le chemin couvert est doté de traverses abris. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Allemands ajoutent quelques blockhaus dans les remparts et dans le front de mer. À partir de 1948, le fort devient un lieu d’accueil pour les colonies de vacances, qui ferme en 1977 pour des raisons de sécurité.

État actuel

Depuis 1980, le fort de la Prée est la propriété du Comité National des Œuvres sociales, sportives et culturelles de l’administration pénitentiaire qui y entreprend des travaux de restauration. Le fort est ouvert à la visite et accueille des événements tels que des séminaires ou des mariages. Ses remparts sont en bon état et trois bâtiments militaires de l’époque classique sont toujours debout. Le port du fort a été asséché. Le plan relief réalisé au 1/600e construit en 1703 et restauré en 1771, est conservé au Musée des Plans-Reliefs de Paris.

Orientation bibliographique

  • D’AUNAY (A.), Vauban, génie maritime, Paris, 2007.
  • DEQUESNES (R.), FAILLE (R.), FAUCHERRE (N.) et PROST (P.), Les fortifications du littoral, la Charente maritime, Chauray, 1993.
  • LE BLANC (F Y), FAUCHERRE (N.), La route des fortifications en Atlantique. Paris, 2007.
  • WARMOES (I.), Le Musée des Plans-Reliefs, Paris, 1997, p.61.

Légendes (de haut en bas) :
  • Le fort de la Prée, 1722. Collection Musée Ernest Cognacq, ville de Saint-Martin-de-Ré.
  • Vue aérienne du fort de la Prée, GoogleEarth, 08/08/2010.
UNESCO RSMV