Le projet d’inscription de l’œuvre de Vauban au patrimoine mondial a été présenté par le Réseau des Sites Majeurs de Vauban devant le Comité national des biens français du patrimoine mondial.
Ce comité, composé d’experts et de l’ambassadeur de France à l’Unesco, a été réuni par la Direction de l’architecture et du patrimoine (Ministère de la culture et de la communication) et la Direction de la nature et des paysages (Ministère de l’écologie et du développement durable). Il a pour mission d’examiner les projets, d’établir des priorités et d’émettre un avis pour départager, parmi les meilleurs dossiers, celui susceptible d’être proposé par la France à l’Unesco en 2007.
Le Président du Réseau, Jean-Louis Fousseret, Maire de Besançon, a bénéficié d’une écoute attentive de la part des experts du Comité. Son argumentation a été ensuite complétée par les autres membres de la délégation du Réseau, composée d’Alain Bayrou - Maire de Briançon, Gérard Garaudy - Adjoint au Maire de Blaye, Maurice Zimmerle - Maire de Neuf-Brisach, Nicolas Faucherre - Professeur des Universités, conseiller scientifique du Réseau et Marieke Steenbergen - Chef de projet à l’AUDAB [1].
Jean-Louis Fousseret a rappelé dans un premier temps les différents enjeux de cette candidature en série (quatorze sites exemplaires), relevant de la catégorie des sites culturels. Le projet est porté par quinze communes et une vingtaine de conseils généraux et régionaux, situés au Nord comme au Sud, à l’Est comme à l’Ouest du territoire français. Tous sont unis par la même volonté de placer le patrimoine fortifié par Vauban au cœur des problématiques de l’aménagement et du développement des territoires tout en respectant l’authenticité et l’intégrité de ce patrimoine extraordinaire.
L’ambition du Réseau est de devenir la référence nationale et internationale pour tout ce qui concerne l’entretien, la restauration et la valorisation des fortifications de type Vauban. Pour y arriver, un système de gestion comportant deux objectifs est actuellement mis en place :
Le soutien populaire apporté au projet constitue la preuve que, en France, de grandes aventures humaines sont possibles, pourvu qu’elles soient fondées sur des valeurs fortes. Celles défendues par le Réseau ont pour nom « ambition culturelle », « respect de notre héritage », « universalité » et « modernité ».
Enfin, l’argumentation a porté sur la justification de la valeur exceptionnelle universelle du bien à inscrire, l’œuvre de Vauban, qui répond à quatre des dix critères énoncés dans les Orientations de la Convention du patrimoine mondial.
Tous les efforts du Réseau ont convergé ces derniers mois pour obtenir l’excellence du dossier. Le Président est confiant pour l’avenir du projet, mais se garde de tout pronostic. L’instruction du projet d’inscription de l’œuvre de Vauban est donc actuellement en délibéré. Fin janvier 2007, l’État français rendra sa décision quant au choix d’un, et d’un seul, dossier culturel pour présentation à l’Unesco.