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Tour de Socoa

Type : fort et tour d’artillerie
Ingénieurs : François Boucher, Sébastien le Prestre de Vauban, François Ferry
Commune : Saint-Jean-de-Luz
Département / Région : Pyrénées-Atlantiques, Aquitaine
Coordonnées : 43°23’45’’N ; 1°40°58’’O

Les premières fortifications de la baie de Socoa

Localisé non loin de la frontière espagnole, le site de Socoa est composé d’un cap formé par un affleurement rocheux permettant de verrouiller la rade de Saint-Jean-de-Luz. Les premières fortifications du site remontent au XVIe siècle et font suite au sac espagnol de 1525. Deux batteries sont construites de part et d’autres de la baie afin d’en protéger l’accès : la batterie de Socoa et la batterie Sainte-Barbe. En 1627, alors que la Guerre de Trente Ans et le siège de La Rochelle sont en cours, Louis XIII aurait fait édifier une redoute sur le rocher de l’Altha pour augmenter la protection en reprennant les plans de l’ingénieur d’Henri IV, François Boucher. Cette redoute est assiégée plusieurs fois par les Espagnols et finalement détruite en 1680.

Les interventions de Vauban et Ferry

Vauban visite Socoa à l’automne 1681. Il ordonne l’édification d’une digue pour relier le rocher à la terre ferme, afin de protéger un port installé en arrière. En 1693, pendant la Guerre de la Ligue d’Augsbourg, François Ferry veut renforcer la protection militaire du port par la construction d’une tour, flanquée d’une batterie de côte. Une caserne et un bassin de carénage doivent également être construits.

Le projet validé par Vauban

La tour se présente sous la forme d’un tronc de cône imbriqué dans une tour d’escalier hors d’œuvre cylindrique, sur le modèle des phares de Vauban. Trois ressauts marquent les étages et des meurtrières percent la tour pour le tir au mousquet. Chaque niveau est voûté à l’épreuve. Le sommet est couronné par un encorbellement percé de sept embrasures à canons, d’un nombre identique de fentes de mousqueterie et de créneaux de pied pour grenades. La porte d’entrée est protégée par un pont-levis à chaînes, situé dans la tourelle d’escalier.

Le fort de Socoa du XVIIIe au XXe siècle

En 1723, une caserne est installée dans le fort. Il faut attendre 1726 pour qu’une citerne y soit creusée. Entre 1785 et 1788, de nouvelles digues sont construites pour protéger Saint-Jean-de-Luz. L’édifice est régulièrement modernisé jusqu’en 1861, notamment sous la Restauration entre 1825 et 1831, lorsqu’une batterie vers la mer et un front vers la terre sont construits. Le toit de la tour est supprimé en 1831. Le fort est déclassé en 1891. L’aspect architectural du site évolue pendant la Seconde Guerre mondiale lorsque les Allemands l’intègre au Mur de l’Atlantique, puis lors des travaux de reconstruction qui ont suivi.

État actuel

La tour de Socoa subsiste toujours et est accessible au public. Auparavant propriété de l’État, le fort appartient depuis 2012 à la Communauté de communes Sud Pays Basque.

Orientation bibliographique

LE BLANC (F Y), FAUCHERRE (N.), La route des fortifications en Atlantique. Paris, 2007.
Base Mérimée, Ministère de la Culture et de la Communication, « Fort du Socoa » www.culture.gouv.fr/public/m...


Légendes (de haut en bas) :
  • "Socoa, sa rade et ses défenses, plan de 1693", in Recueil des plans des places du Royaume, divisé par provinces, faits en l’an 1693, vol. 2, pl. 50, gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France.
  • Vue aérienne de la tour de Socoa et du fort qui l’entoure, GoogleEarth, 15/09/2010.
UNESCO RSMV