Travaux de l’arsenal de la citadelle de Besançon
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L’arsenal de la citadelle est actuellement en grands travaux pour la réfection de la couverture en tuiles plates, des éléments de charpente et de la remise en état des lucarnes.

Arsenal de la citadelle de Besançon / crédits photo: ville de Besançon Outre l’importance de la restauration du patrimoine Vauban à Besançon, c’est la super structure installée pour l’occasion qui attire le passant vers ce bâtiment. En effet, un gigantesque parapluie blanc de protection recouvre l’arsenal, complété d’un échafaudage de plus de 42 mètres de longueur et de 20 mètres de haut.

Cette technique nouvelle permet ainsi de protéger le bâtiment sans toiture pendant les 18 mois de travaux sans fermer l’accès au bâtiment, qui abrite l’aquarium et l’insectarium du muséum d’histoire naturelle. Elle autorise également le travail dans toutes les conditions météorologiques et l’avancée des travaux.
Pose du parapluie / crédits photo: ville de Besançon Les travaux sont bien sûr supervisés par l’architecte des monuments historiques, et vont permettre de retrouver la toiture de l’arsenal dans sa conception originale voulue par Vauban en 1675 grâce au Plan-Relief de 1722. Il était en effet courant pour les ingénieurs militaires de réaliser des maquettes pour représenter la morphologie du terrain, leurs projets de fortifications, ou encore les travaux de siège dirigés contre une ville. Conçues comme de véritables outils d’expertise à distance pour le roi et son état-major, les maquettes figuraient en trois dimensions l’état d’avancement des travaux dans une place forte, présentant d’abord les projets, puis les réalisations en cours, et enfin les fortifications achevées.
D’après le plan relief de Besançon, l’arsenal disposait de six lucarnes alors qu’il n’en a plus que trois dont deux d’origines. Les six lucarnes en pierre seront refaites comme à l’identique, et les 700 m2 de tuiles intégralement remplacées. Les arêtiers, les noues, les faîtages et les gouttières pendantes seront réalisés en cuivre étamé.

Le programme des travaux de restauration sera financé par l’État, la ville, l’agglomération, la région et le département.

Site de Lalibela en Ethiopie Cette technique a déjà été utilisée pour la protection et la restauration de deux sites inscrits au patrimoine mondial : le Machu Picchu au Pérou et le site de Lalibela en Ethiopie.
Ce dernier est situé à 2 700 mètres d’altitude, à environ 700 km au nord de la capitale Addis Abeba. 11 églises monolithes creusées dans le tuf rose au XIIe siècle font l’objet d’une protection par ces mêmes abris, la restauration a été réclamée par l’Unesco

RSMV UNESCO