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Type : citadelle, enceinte urbaine, urbanisme
Ingénieurs : Sébastien le Prestre de Vauban, François Nicolas Benoît Haxo, Raymond-Adolphe Séré de Rivières
Département / Région : Territoire de Belfort, Franche-Comté
Coordonnées : 47°38’17 ‘’ N ; 6°51’46’’ E

Belfort avant le rattachement à la France

Ville médiévale, limitée à l’origine à la rive droite de la Savoureuse, Belfort se développe autour d’un château fort gardant la trouée de Belfort, entre le Jura et le front sud des Vosges. Cet ouvrage est modernisé plusieurs fois jusqu’au rattachement de la ville à la France en 1648 suite à la signature des traités de Westphalie. Ainsi, un ouvrage à couronne est créé entre 1637 et 1648 pour renforcer le donjon central.

Vauban et Belfort

Vauban intervient à Belfort en 1675 et procède à une modernisation de l’enceinte. À partir de 1687, il remanie en profondeur le château et l’enceinte qu’il dote de cinq tours bastionnées avec contre-gardes. Il modifie ainsi le tracé qui devient pentagonale, légèrement irrégulier au niveau du château transformé en citadelle. Cette régularisation de tracé s’accompagne d’un agrandissement du périmètre de l’enceinte urbaine qui inclut dorénavant plusieurs hectares de terrains situés sur la rive gauche de la Savoureuse. Il détourne le cours de la rivière qui traversait la ville, de façon à utiliser son nouveau lit comme défense hydraulique sur le flanc ouest. Seul un chenal coule encore dans la ville. Il construit des casernes le long des courtines et régularise les tracés urbains anciens. Les maisons sont réalisées selon des normes urbanistiques adoptant toutes les mêmes dimensions. La nouvelle trame urbaine est orthogonale. Commencés dès 1687, les chantiers se poursuivent durant les années 1690 et sont plusieurs fois interrompus par manque de main d’œuvre. Ils s’achèvent vers 1703.

Belfort au XIXe siècle

De nouveaux travaux sont conduits à partir de 1816, après les sièges prussiens de 1813 et 1815. Ces renforcements s’accomplissent également dans le but de remplacer Huningue détruite. Le général Haxo remanie complètement la citadelle de 1818 à 1826. Elle est alors équipée d’un cavalier casematé de 120 mètres, se développant vers l’est et le nord. Après le siège prussien de 1871, la citadelle est restaurée, une ceinture de forts périphériques est édifiée par Séré de Rivières.

État actuel

La moitié est des remparts subsiste encore : trois tours bastionnées, la porte de Brisach et sa demi-lune, l’ouvrage à couronne et les fossés de l’est, le fort et la caserne du château et l’Hôtel du Gouverneur. Ces vestiges sont protégés au titre des Monuments historiques depuis le début du XXe siècle. Ils se visitent librement ou dans le cadre de visites guidées. La citadelle abrite le musée d’histoire de la ville de Belfort dans l’ancienne caserne Haxo. Les souterrains du fort sont également visitables sur rendez-vous. Pour documenter les parties manquantes des remparts, il faut examiner le plan relief de 1755 réalisé au 1/600e, mis à jour en 1818 et conservé au musée des Plans-Reliefs à Paris.

Orientation bibliographique

GRESSET (M.), Vauban et la Franche-Comté, Saint-Léger-Vauban, 1996.
KINTZ (J. P.), Belfort, forteresse royale, citadelle républicaine, Thionville, 1997.
Ouvrage collectif, Vauban et ses successeurs dans le Territoire de Belfort, Paris, 1982.
MARTIN (P.), La route des fortifications dans l’Est, Paris, 2007.
PROST (P.), « L’apport de l’ingénieur François Nicolas Benoît Haxo à la fortification » in Un digne successeur de Vauban, François Nicolas Benoît Haxo (1774-1838), Belfort, 2001, p.65-69.
SARRAZIN (G. & J.), Le Château de Belfort, Besançon, 1975.
WARMOES (I.), Le Musée des Plans-Reliefs, Paris, 1997, p.43-44.


Légendes (de haut en bas) :
  • Plan des fortifications des villes et Château de Belfort, 1745, gallica.bnf.fr/ Bibliothèque nationale de France.
  • Vue aérienne de Belfort, GoogleEarth, 12/07/2010.
UNESCO RSMV