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Type : ville neuve
Ingénieurs : Sébastien le Prestre de Vauban, Jacques Tarade
Département / Région : Haut-Rhin, Alsace
Coordonnées : 47°35’31’’ N ; 7°35’04’’ E

L’enceinte de la ville

Créée au IXe siècle, la ville d’Huningue est alors la propriété de l’abbaye Saint-Gall. Propriété de la ville de Bâle, puis de la maison d’Autriche, la ville change souvent de main pendant la guerre de Trente ans, pour finalement devenir française en 1648. En 1676, Louis XIV décide de faire ériger à Grand-Huningue, une petite place forte à vocation défensive dont le projet est confié à Vauban en 1679. Elle permettra de contrôler le gué du Rhin et renforcer la position stratégique de la ville par rapport à Bâle. L’ingénieur Tarade supervise les travaux. La place est inaugurée en 1680 et achevée en 1682. Une ville neuve de plan pentagonal et de trame orthogonale remplace le village médiéval préexistant. L’enceinte comporte cinq bastions à orillons, des tenailles, cinq demi-lunes dont quatre avec traverses et réduits, une contregarde devant le bastion ouest, deux ouvrages à corne devant les bastions nord-ouest et sud-ouest et une redoute au sud. Un canal entoure le pied des glacis et les fossés sont inondés.

Les ouvrages extérieurs

Pour contrôler le passage du Rhin, une tête de pont est construite sur la rive droite du fleuve. Constituée d’un ouvrage à corne central, ce dernier est flanqué au nord et sud de deux bastions. Le tout est protégé par des fossés inondés et un chemin couvert. Un retranchement en forme d’ouvrage à corne est édifié derrière la tête de pont sur l’île des Cordonniers, au milieu du fleuve. Il permet de disposer de points d’appuis solides pour construire un pont provisoire en cas de guerre. Un pont dormant complète cet ensemble défensif. En 1697, le traité de Ryswick stipule la démolition des ouvrages de la rive droite, de l’île des Cordonniers et du pont. De nouveaux dehors sont édifiés sur la rive droite pendant la Révolution.

État actuel

Il ne subsiste que de rares fragments des fortifications à Huningue. Après un long siège, Huningue capitule le 28 août 1815, et suite au traité de Paris du 20 novembre, la place est démantelée. En 1817, les travaux de déblaiement sont achevés. Huningue reste une ville de garnison jusqu’en 1876 et se convertit ensuite en cité industrielle.

Orientation bibliographique

GRESSET (M.), Vauban et la Franche-Comté, Saint-Léger-Vauban, 1996.
MARTIN (P.), La route des fortifications dans l’Est, Paris, 2007.


Légendes (de haut en bas) :
  • Plan du projet d’Huningue en 1696, gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France.
  • Vue aérienne d’Huningue, GoogleEarth, 07/08/2010.
UNESCO RSMV